mardi 19 février 2019

Invisible


Les mimis vivent en se cachant du regard des humains auxquels, pourtant, ils ont appris les rudiments de la civilisation. Un murmure les fait fuir. Un souffle les disperse. Leurs membres sont aussi multiples que frêles. Quand nous sommes là, ils dissimulent leurs existences surnaturelles dans le creux des rochers comme s’ils n’avaient jamais parcourus notre terre.

          
D.B., Un mimi, 2019.

D.B., Deux autres mimis, 2019.
En face de chez moi est un terrain vague. La nuit, il se fait ténèbres. Abyme où rien d’humain ne vit et qui pourtant soupire, grogne et chante. Gouffre où le regard plonge pour se reposer des artifices du jour. Bientôt sera édifié ici un écoquartier dont les lumières insomniaques éclipseront cette insondable obscurité. Comme si elle n’avait jamais hanté ce lieu. 

D.B., La nuit en face, 2018.



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire