vendredi 14 juin 2019

vendredi 7 juin 2019

vendredi 31 mai 2019

vendredi 24 mai 2019

vendredi 17 mai 2019

Gardiens de phare


D.B., 2019.
Gardiens de phare. Gardiens de cimetière. Gardiens de secrets. Silhouette solitaire dans une bibliothèque. Unique fenêtre éclairée dans une maison presque entièrement cachée par les feuillages. Moine, dans les habits de son ordre, croisé dans la rue. Habitants des îles. Cabanes dans les bois. Bibliothèque dans un monastère sur une île dans une vallée cachée. Derniers étages des très hautes tours des grandes cités. Pinacles des cathédrales. Décors hermétiques d’une demeure fin de siècle. Grottes dont l’accès a été rendu impossible. Terrasses d’où la vue porte plus loin que la raison. Anfractuosité au sommet d’une montagne vue depuis un avion. Merveilleux musées déserts. Cabinets de curiosités dont la clé est perdue. Langues perdues. Rituels perdus. Espace inaccessibles au creux d’une image.  Mégalithes. Croix aux carrefours dans les campagnes. Clochards célestes dans les villes. Vieil érudit vivant pour un autre siècle. Enfant qui regarde une chenille. Citoyen qui se rappelle soudain qu’il est mortel. Beauté native du paradis.
Peu importe la réalité « objective » de ces personnes et de ces lieux (qui trouvera cette réalité objective ?) : ils portent, de manière innocente, peut être à leur insu et c’est parfait ainsi, témoignage d’un monde qui n’est pas étranger au monde. Monde imaginal qui est la réalité du monde et que seul un regard contemplatif peut connaître.   
Ces lieux et ces personnes sont un rappel vivant de la nécessité d’un tel regard. Ils sont un instant de silence au milieu du vacarme, ils sont quiétude au milieu de l’agitation et graine d’éternité au milieu du contemporain. Ils sont salutaires. Grâce leur soit rendue.

D.B., 2019.


vendredi 10 mai 2019

vendredi 3 mai 2019

La demeure de nul lieu

D.B., La demeure de nul lieu,30 x 30 cm, 2018.

Quelques mots pour commenter ce tableau et les autres de cette même série (La demeure…).

En dessinant et en peignant, ce qui vient en premier et reste le plus important jusqu’à la fin est la surface blanche de la feuille : faire en sorte que lignes, formes et couleurs soient des expressions de ce fond qui est essentiellement espace et lumière. Espace donc accueil, demeure d’un instant pour le regard, et lumière donc éclat apparaissant / disparaissant des motifs jamais vraiment abstraits, jamais complétement figuratifs.
Espace et lumière d’un monde comme le monde, mais pas tout à fait. Monde qui ressemble à autre chose que le monde. Monde caché dans le monde. Monde qui a pu être ou qui va être. Monde qui n’est monde qu’un instant. Monde qui ouvre sur d’autres mondes. Monde qui se détourne du monde pour mieux y retourner. Monde qui doute de la réalité du monde.  

Cette aquarelle a été exposée en janvier de cette année à la lucarne des écrivains et en avril au  festival d'Art Sacré de Senlis.









samedi 27 avril 2019

Exposition à l'espace Saint Pierre de Senlis (avril 2019)

Quelques images de l'exposition "Le chant de la terre aux étoiles " à l'espace Saint Pierre de Senlis du 21 au 28 avril 2019 :


Mes travaux... 



 ... deux toiles de Melvina Berguglian (site internet ici)... 


  

... deux toiles de Valérie Eguchi (site internet )...


... et une sculpture de Jacky Kooken (dont le site se trouve ici). 

Un beau temps de rencontre et d'échange autour de l'art et de la spiritualité. J'attends avec impatience la prochaine édition de ce festival à à la thématique si essentielle!